28 juillet 2009
Les grands de ce monde...
Lorsque le Pape se fracture le poignet dans sa baignoire,
nous apprenons que le Pape a une baignoire.
Lorsque le Président Sarkozy a un malaise cardiaque,
nous apprenons que le Président est un être humain.
Attention toutefois aux migraines des grands de ce monde.
07 mai 2009
Avons perdu la Belgique…Stop…Prière de la rechercher…Stop…
Louis XVI, montant sur l’échafaud aurait dit : « A-t-on des nouvelles de la Belgique ? »
A moins que ce ne soit pour notre bon Monsieur de la Pérouse…
Il fut un temps pas si lointain, la Belgique s’était perdue dans les brumes épaisses,
tout près de l’abîme sans fond. Nous étions mêmes prêts à en récupérer un bout,
juste celui où les autochtones parlaient français. (Nous avons tant de mal avec les
langues régionales !)
Notre sympathie sera grande pour toute personne qui pourra nous donner des nouvelles
de la Belgique , ne serait-ce qu’une fois.
Tous nos marins sont prévenus, surtout ceux qui naviguent près du triangle des Bermudes.
Nous nous apprêtons à voter pour les élections Européennes et nous avons ardemment besoin
de retrouver notre capitale.
Si l’Europe sombre dans un trou sans fond, à quoi bon voter ?
Avez-vous des nouvelles de la Belgique ?
06 avril 2009
Et les pavillons de complaisance* ?
Le monde international de la finance est vraiment touchant en voulant reconnaître
si vite toutes les erreurs accumulées. (voir le G 20, à Londres).
Avouer ses fautes tous ensemble est plus facile qu’individuellement.
Une très grande erreur collective et internationale vogue allègrement sur la planète :
les « pavillons de complaisance » qui permettent aux armateurs et aux pays de déclarer
les navires ou bon leur semble, y compris dans des pays non maritimes.
Ainsi, les équipages peuvent être disparâtres à souhaits, y compris les langues, les formations,
les salaires, les charges sociales et taxes diverses…
De temps en temps, ce monde « pirate » et non « corsaire » fait son mea culpa lors d’un naufrage
dramatique mais repart de plus belle à la conquête, non du monde, mais du profit.
Ce sont ces mêmes financiers en culotte courte qui poussent la vapeur des machines.
« Wall street » veut bien dire « la rue du mur ». Oui, après avoir voulu foncer dans le mur,
nous sommes en plein dedans. Le mur de l’argent, bien évidemment.
Si le « G 20 » espère remettre la planète en ordre de marche, il convient de vérifier si nos navires
ne vont pas heurter de plein fouet les quais de New York et s’échouer devant le mur
de « Wall street ».
Notre « petite planète », comme nous aimons à dire tendrement, est composée de 80% de mer.
Et si nos pensions à nos marins avant de penser à nos côtes ?
*Pavillons de complaisance » : faculté d’inscrire les navires dans un autre pays que le sien
afin de payer au minimum, salaires, charges sociales et taxes comme au temps des pirates.
Ceci engendre beaucoup de frustrations pour les marins, mais aussi, des billes de bois, des conteneurs,
des dégazages en mer, sans compter les naufrages.
05 avril 2009
Mille milliards de dollars.
C’est la valse à 20 000 temps du « G 20 » mondial qui vient de trouver la malle aux trésors.
Imaginez que tout cet argent était là, sous nos pieds, quelque part à Londres,
et que nous laissions tant de malheureux sur le bord de la route.
La fête fut si rapide qu’il n’a pas été indiqué si ces milliards étaient pour chaque personne
ou pour chaque pays.
Il faudra attendre la suite du feuilleton, l’année prochaine, lors du G 21, pour ouvrir une autre malle.
Chaque pays aura le droit de participer et la plus grande malle sera retenue.
En fait, il faudrait organiser le « G de tous les pays du monde » et là, nous trouverons
beaucoup de fois « mille milliards de dollars ».
En nous y mettant tous ensemble, nous pourrons aussi retrouver les trésors des pirates
qui ne profitent à personne, notamment celui de Rakham le rouge.
Depuis 1929, nous avons fait beaucoup de progrès puisque les dirigeants ne meurent plus
en tombant du haut des immeubles grâce à de merveilleux parachutes dorés sur les bords
et bien argentés sur le dessus.
Maintenant que nous avons pu vérifier l’efficacité de ces parachutes, il convient d’en équiper
chaque habitant de la planète. Les milliards, nous savons maintenant comment les trouver.
Changer de siècle et de millénaire était donc la solution efficace.
01 avril 2009
Délocaliser nos grèves !
Puisque nous savons très bien délocaliser nos usines et nos emplois,
nous devrions être capables de délocaliser nos grèves.
Il suffit pour cela de faire savoir aux heureux travailleurs élus qu’ils sont
sous-payés, exploités, voire méprisés.
Nous avons su créer l’idée : « Prolétaires de tous pays, unissez-vous » !
Pour cela nous avons du créer des révolutions de toutes pièces.
D’un clic d’Internet tout ceci devrait être plus facile.
Organiser des grèves en France sert à vider la mer avec une cuillère.
Avec une louche, ce ne sera pas plus rapide.
Puisque nous avons réussi à voter une loi sur le « service minimum » pendant
les jours de grève, nous pouvons demander le « service maximum » :
les emplois en France et les grèves à l’étranger !
Les grèves ont ceci de merveilleux qu’elles ne concernent que le travail,
même lorsqu’il s’agit de congés.
Travailler mieux pour vivre mieux.
« Prolétaires de tous pays », unissons-nous !
Certaines idées ont la vie dure depuis le fameux « Aimons-nous les uns les autres ».
09 avril 2008
Ô l'impie !
La planète se met à frétiller tous les 4 ans, permettant aux nations de se confronter sans armes. Qu'il est difficile de les laisser aux vestiaires !
Les mots "politique" et "athlète" n'ont pas les mêmes racines.
La flamme olympique, cette impie nouvelle, vacille de villes en capitales, rencontrant le vent de la tempête.
Les braises se dispersent à travers la campagne (politique) donnant naissance à des feux-follets, puis aux lutins.
"Je" m'amuse en pensant regarder ces jeux, dit le soleil.
La lune pareillement, pensant veiller sur le repos des athlètes.
Sont-ce les gouvernants de la planète qui seront sur la piste du stade olympique ?
Auraient-ils oublié leur arène réservée : l'ONU ? Quelques courses dans les escaliers permettraient de départager les beaux parleurs.
Aurait-on tant parlé de la Chine et du Tibet si ces jeux s'étaient déroulés à Paris, comme tant espérés ?
N'y aurait-il qu'en Chine et au Tibet que les droits de l'homme soient bafoués ?
Faut-il être "à la mode" pour voir sa cause soutenue ?
Moscou en 1980, était-elle une capitale modèle de vertu ?
Il serait préférable de relire les principes anciens et modernes des jeux olympiques. Juste une relecture, Messieurs les politiques.
La flamme ne veut plus être l'impie des jeux.
Celle-ci ne sert qu'à éclairer le chemin de tous les athlètes.
Eux seuls sont à l'honneur. Place au sport et aux sportifs.
Ne mérite-t-on pas une trêve tous les 4 ans ?
06 février 2008
Supprimons les départements !
Nous avons supprimé le cheval, unité de mesure pour délimiter
un territoire administratif car il fallait bien rentrer chez soi, le soir.
Ce moyen de locomotion avait bien des avantages et préservait
la vie des gens, les collisions étant fort rares et les radars inutiles.
Puisqu'il faut aller vite, nous pouvons aisément aller au Conseil
Régional dans la même journée, trains et TGV aidant.
Il est cocasse de constater que chaque budget départemental dépasse
de beaucoup le budget global de la région dans laquelle il se trouve.
Soit la région est de trop, soit les départements freinent le char de la région.
Quant au char de l'Etat, il en perd son latin.
Nous aimons beaucoup les honneurs mais nous nous méfions de la
commune d'à côté, du département limitrophe et de la région itou.
Diviser pour régner et gaspiller, telle semble être notre devise.
Imaginons un seul instant que tous les budgets départementaux soient
réunis avec celui du conseil régional : quelle meilleure lisibilité et que
d'économies d'échelle ! Le mot "département" n'a jamais intéressé un
industriel ni un touriste. Ai-je bien les équipements dont j'ai besoin
et le paysage est-il à ma convenance ? Recherchons-nous le "département"
dans les pays que nous visitons ?
Voyager en France avec son "numéro" à l'arrière de la voiture ne fait que dire :
"tiens, celui-ci n'est pas d'ici", c'est donc un étranger.
Le téléphone indique d'emblée que vous êtes en "province".
La Poste s'en mêle avec les codes postaux.
Jusqu'où irons-nous ?
Avons-nous les moyens de nous diviser de la sorte, sommes-nous si riches ?
A l'heure de l'Europe, nous avons bien besoin de nous appeler "Français",
alors que le département fleure bon le sous-préfet aux champs.
Concentrons nos moyens et nos énergies et libérons-nous d'un carcan administratif.
Pour les nostalgiques, nous pouvons revenir au cheval.
C'est un principe de précaution qui sauverait bien des vies.
Nos marchés et la politique…
Froid, vent, pluie…
Ils sont tous là, ils sont venus dans le petit matin frais, nos vendeurs de bonne humeur.
Nous aussi, car nous aimons les intempéries malgré nos hypermarchés, chauffés,
éclairés, chouchoutés, et bravons l'enfer de la rue comme un petit bonheur.
Au moins, nous sommes bousculés par nos multiples relations oubliées.
D'un autre âge, ces marchés, me direz-vous ?
Que nenni ! puisqu'ils sont là et nous aussi.
Agents d'ambiance pour les uns, mal nécessaire pour les autres,
ils nous ravissent par leur bonne mine souriante.
Ces saltimbanques ambulants ne sont guère que ceux que nous respectons
avec les gens du cirque, évidemment.
Quel cirque, d'ailleurs, multicolore, odorant et sonore à souhaits.
Nulle réglementation de Bruxelles, mais ne le répétez pas trop fort.
Nous, nous croyons qu'ils existeront toujours, car, voyez-vous, les marchés sont devenus
le seul lieu où s'engouffrent nos élus politiques tous les 5, 6 ou 7 ans.
Pas pour voir ou acheter, non, non !
Pour se faire voir !
Mesdames et Messieurs, votre courage dans la fraîche humeur matinale
ne sert pas qu'à nous ravir mais aussi à faire sortir de leur boîte nos ludions politiques.
Nous vous donnons le diplôme de la vie.
Seriez-vous un des piliers de la Démocratie ?
La Contesse de Ségur entre au gouvernement !
Le Président Nicolas Sarkosy a fait don de sa personne à la France.
Dès que le pays souffre, il donne de lui-même pour écarter de nos
étranges lucarnes les miasmes du malheur.
Des grèves s'acharnent sur les Français, et il n'hésite pas à divorcer
pour atténuer la douleur.
Un krach financier de folle grandeur nous menace, et aussitôt il bâtit
une petite maison du bonheur en se mariant à une Princesse.
Désormais, nos journaux télévisés seront abonnés aux bonnes nouvelles
et la Contesse de Ségur pourra rejoindre le gouvernement.
Nous avons un formidable gouvernement d'ouverture et un formidable Président.
28 décembre 2007
Le Président est gentil...
Le Président de la République Française est gentil de nous présenter son bureau, ses cigares et sa petite amie. Souvent habillé, mais aussi déshabillé (jogging), il nous reste plus qu'à nous inscrire au lever du Président puisque nous avons vu dans Paris Match son lit immaculé. Il paraît que c'est ainsi que l'on sait si on est Président ou non. Bientôt, nous aurons une webcam dans chaque pièce de l'Elysée. Pour sûr, il nous montrera ses nombreux cadeaux car il croit très fort au Père Noël. Une panoplie de Cow-boy pour se mesurer au Président Bush lui irait bien ainsi qu'une panoplie de Zorro pour prendre aux riches et donner aux pauvres, à moins que ce ne soit l'inverse. (Le "Z" serait à l'envers.) Une panoplie d'illusionniste, ce serait parfait. Mais que va-t-il donc nous montrer l'année prochaine ? Ira-t-il chez les Schtroumfs avec sa Schtroumfette ? L'attente est insoutenable.