Le Paradis ! sinon rien !

Rien de tel que d'aller au bout du monde pour trouver des gens qui vont encore plus loin.

22 avril 2007

2 contre 10 ou 10 contre 2 ?

Ce que nous savons, c'est qu'ils sont tous l'un contre l'autre et pas trop "tout contre".

Quelle sacré bagarre dans la cour de récrée !

C'est bien pour cela que nous votons dans les écoles, juste pour voir les dégâts.

Dans le car, pour la sortie de fin d'année, l'ambiance risque d'être chahuteuse.

"Il m'a pris mes idées, "je l'ai dit avant lui", "il n'est qu'un menteur", "c'est moi le plus fort" !

Le plus méritant, c'est le chauffeur du car qui doit entendre tout çà, à chaque sortie.

Le plus drôle, c'est que ce soir, ayant mis les notes à nos chérubins, ils vont tous déclarer

qu'ils ont gagné ! Le mot "perdre" n'existe plus dans notre vocabulaire bien policé par les médias.

(On ne dit plus "démolir" mais "déconstruire". C'est plus chic !)

C'est çà qui est formidable avec la démocratie, c'est "à qui joue gagne" !

Finallement, le titre aurait put être : "12 gagnants réunis".

Oui, à la France qui gagne !

Posté par Auffret à 11:30 - Poème - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

04 mars 2006

Terre lugubre...

Terre lugubre…

Terre lugubre où nulle herbe ne pousse,

Chiendent oublié depuis la nuit des temps,

Corbeaux volant à l'envers pour ne pas voir la misère.

Hallebardes de vent tourbillonnant sur les rochers pleurants,

Vomi des vagues hurlantes et dévorantes.

Chaos de pierres, de rocs et d'abîmes béants.

Ma Bretagne me plaît, et je l'aime ainsi.

Nul visiteur à l'horizon mais tous les Bretons.

C'est la chanson douce que me chantait mon Papa.

Il me disait ainsi que nul voleur ne s'aventurerait par là.

Je me rendormais calmement, il ne viendra personne ce soir.

Aimer ses inconvénients pour s'aimer soi-même,

Aimer sa Bretagne pour la découvrir plus belle,

Aimer Ouessant pour en boire son sang,

Aimer Sein pour connaître l'heure de sa fin.

Que ferions-nous du soleil accablant ?

Notre peau desséchée, nous ne serions que décharnés.

Oh ! mon crachin, comme tu me fais du bien.

Nos visiteurs sont nos amis, car de tout ceci, ils connaissent les recoins.

Ainsi, nous sommes bien ensemble et tous réunis.

La tempête peut venir, nous chanterons pour l'accompagner.

Terre magique de nos légumes réputés,

Mer nourricière de tous nos crustacés,

Chênes vigoureux de nos bras serrés,

C'est bien ici qu'un Roi de France trouva sa dulcinée.

Posté par Auffret à 00:34 - Poème - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

12 février 2006

Mots d'hiver...

Mots d'hiver.

Mots couverts fêtent l'hiver

Maux divers passent l'hiver

Mots d'hiver annoncent le printemps.

Saints de glace nous brisent la glace,

Seins de glace réchauffent les limaces

Saints de glace, soyez bien à votre place.

Mots causants si décongelés,

Mots cassants mal enveloppés,

Mots causant bien des maux.

Mot à mot la parole renaît,

Mot d'esprit vient sans frais,

Mots volages nuls ne m'effraient.

Mots cachés sous la couette de l'hiver,

Maux oubliés dont nous ne savons que faire,

Mots de printemps puisque l'hiver.

Mots inventés pour changer les maux,

Maux disparus dans le grand fourneau,

Mot à mot, l'hiver c'est du printemps dans mon cerveau.

Général Hiver, ta retraite sonneras,

Viens avec nous et la mimosa cueilleras,

Tu reviendras quand l'automne sera las.

Posté par Auffret à 12:50 - Poème - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

25 octobre 2005

Le futur, c'est du présent en rupture de stock.

Le futur, c'est du présent en rupture de stock.

Le présent n'est jamais très content car dès qu'il se nomme de son vrai nom,

il se fait appeler "passé" ou "futur".

Avouez qu'il est vexant de n'exister que l'espace d'un présent.

Et encore, quel présent ? tout juste le moment fugace !

Même la rose qui ce matin avait éclose dure plus qu'un présent.

Elle a connu le matin frais, la journée ensoleillée et la vesprée.

Le présent sait très bien qu'il ne peut être "passé" car il est bien présent au bon moment.

Mais que faire du présent qui dure trop longtemps ?

Durer encore plus longtemps afin que le temps s'arrête sur le présent ?

Ce plan du présent est bien celui du collégien qui se méfie du futur travail présent.

Le présent obéit à la saine loi du temps qui fait que ni passé ni futur n'existent sans lui.

Le présent est tout dans l'Univers.

C'est aujourd'hui et sûrement pas demain.

D'ailleurs, qui sait ce que demain est ?

Le présent est source de toute chose et c'est pour cela que je l'aime bien.

Présent, je t'obéis en tous lieux et en tout temps.

Tu es toujours là au rendez-vous et jamais tu ne trahis quiconque sauf quand ton présent

veut dire "à bientôt" et que nous avons bien de la peine à te comprendre ce jour-là.

Toi qui es toujours présent à chaque instant, pourquoi ne t'absentes-tu pas quelques secondes

afin que notre être cher en réchappe ? Quelques précieuses secondes de ton temps présent !

Présent, je t'aime bien mais si tu dois durer tout le temps, je préfèrerai que ce soit devant

une glace à la pistache.

Mais comment donc vais-je faire pour grandir si ce présent s'obstine à rester présent ?

Aujourd'hui, çà m'arrange puisque c'est dimanche.

Présent, pour ton destin, je te le dis : tu fais une trop grande indigestion de présent,

et sans t'en apercevoir, tu vas t'appeler "hier" ou "demain". Le sais-tu ?

Je ne sais même pas si on te demandera ton avis.

Tu as bonne mine en disant que tu es le présent d'hier, surtout qu'un autre présent

a pris ta place de demain.

Présent, reste bien avec nous mais méfies-toi, tout de même, de ne pas être en rupture de stock.

Tes compagnons sont "juste un instant" et "le futur est à moi".

A vous trois, vous me constituez un univers fantastique.

Mais, le présent, est un moment inoubliable.

Merci l'instant du présent qui me dirigera vers le futur.

Il suffit d'attendre la rupture de stock de mon ami le présent.

Demain, je serai présent pour te vivre chaque moment

xavier.huon@laposte.net

Posté par Auffret à 20:50 - Poème - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Un hydroglisseur pour le mont St Michel.

Un hydroglisseur pour le Mont St Michel.

Pourrait-on dire, une fois pour toutes, que le "Mont St Michel"

n'a jamais changé de place et qu'il se trouve là ou il doit être,

c'est-à-dire sur le "Mont".

Il a toujours été Celte et c'est cela qui compte.

L'administration voulant se mêler de tout comme à son habitude,

le met tantôt en Bretagne, tantôt en Normandie.

Ridicule conception des choses car "si le Couesnon l'a mis en Normandie",

c'est bien qu'il a toujours été en Bretagne, Bretagne Celte, pardi !

Entre Bretons et Normands, nulle querelle du "Mont" puisque nous n'avons

de querelle que de "Couesnon".

Lui et lui seul est en cause. Ne l'a-t-on pas trituré dans tous les sens, celui-là ?

Vous aurez remarqué que Couesnon se dit Couenne en Breton et qu'il n'y a que l'épaisseur

d'une tranche de jambon entre Bretons et Normands.

Vous verrez que nous nous la partagerons cette tranche de jambon et que nous ferons la fête.

Pour le moment, nous avons trouvé un arrangement fort convenable à savoir :

la nue propriété du "Mont" à

la Bretagne

et l'usufruit à

la Normandie.

S'il le faut, nous déclarerons le "Mont" :"commune libre", gérée à part égale

entre les deux régions.

N'oublions pas que "St Malo" n'est ni Français ni Breton mais "Malouin".

Sa devise : Ni français, ni Breton, Malouin suis" !

Nulle querelle entre les Bretons et les Normands car nous sommes "frères de la côte".

D'ailleurs, nous sommes tous d'accord de réparer les outrages que les hommes ont causé

à la "Merveille" en voulant absolument la rattacher au continent comme un joujou que l'on veut

près de soi.

Cette digue n'aurait jamais dû être crée car le "Mont" se mérite comme au temps des pèlerins.

Ils furent nombreux à fouler le sable de la baie et nul ne songeait à se plaindre.

Il est vrai que l'on y venait pour prier et apporter des offrandes et souvent de fort loin.

Plus de digue monstrueuse mais point de pont disgracieux non plus.

C'est à pied que le mont se mérite !

Pour certains, plus fatigués, il convient d'installer un "hydroglisseur" qui survolerait

le sable et les flots tel un oiseau prenant son envol.

Nul dégât à l'environnement et assurément un équipement à la fierté des générations futures.

Nous savons déjà aller en Angleterre avec de pareils moyens de locomotion.

Pourquoi ne le ferions-nous pas pour atteindre "

la Merveille

" ?

Entre ciel et mer, cette traversée serait le "passage" vers la quête de l'esprit.

Alors, je vous le dis, ne répétons pas les erreurs du passé en construisant un énième pont

qui ne ressemblerait qu'à un vulgaire "métro".

Optons pour la symbolique de la simplicité en osant un hydroglisseur.

Le voyage entre ciel et mer sera notre "Pâques", c'est-à-dire notre "passage".

le "Mont" doit redevenir une île et l'archange vous le rendra bien.

Il est temps de réagir car voyez-vous, l'hydroglisseur ne demande aucun aménagement.

Il lui suffit de glisser.

Simple, n'est ce pas ?

xavier.huon@laposte.net

Posté par Auffret à 20:41 - Poème - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

13 octobre 2005

Si Dieu meurt, je ne lui survivrai pas...

Ce soir, je me suis fait une peur bleue, presque noire…

J'ai trouvé sur Internet, donc tout proche des étoiles, le titre d'un livre

qui s'intitule : "si Dieu meurt, je ne lui survivrai pas".

Quel choc mes amis, car jamais les "bons Pères" ne m'avaient parlé de la mort de Dieu.

Du Petit Jésus, çà je savais. Ils ne parlaient que de çà, et même, qu'il allait "ressusciter" encore.

Si "Dieu" meurt, peut-être que ce sera la fin du monde ?

Puis-je survivre à une fin du monde ?

Dieu seul le sait.

Je ne suis pas bien avancé.

Qui pourra bien me dire s'il est mort ?

Combien serons-nous pour son enterrement ?

Peut-être que le Petit Jésus saura comment faire pour ressusciter à nouveau

et prendre la place de Dieu en intérim, le temps qu'on trouve une solution ?

En France, quand le Président meurt, c'est le Président du Sénat qui le remplace.

Il s'offre une représentation à l'Opéra puis s'en va quand tous les candidats ont fini

de se chamailler à Chamalières et qu'il n'en reste plus qu'un.

La devise nos Présidents, c'est : "S'il n'en reste plus qu'un, je serai celui là".

La vie est simple.

Tandis que si c'est Dieu qui meurt, c'est plus embêtant.

Que dit

la Constitution

avec ses 10 commandements ?

La logique, c'est que ce soit le Fils de Dieu qui le remplace.

Mais arrivera-t-il à ressusciter à temps ?

La vie ne tient qu'à un fil, car le fil du temps peut se rompre à tout jamais.

Que voudra dire ce mot "jamais" ? Plus jamais "jamais". Est-ce possible ?

Peut-on soigner Dieu ? Le voudra-t-il ?

Cela vaudra-t-il le coup ? Pourrons-nous supporter un trou dans notre Sécurité Sociale ?

Est-il bien assuré ?

J'ai lancé un message sur Internet, donc tout proche des étoiles, pour en savoir plus.

Si Dieu meurt, je ne lui survivrai pas.

Et vous ? Y avez-vous pensé ?

Que ferez vous s'il n'y a plus Dieu ?

Accepterez-vous le Fis de Dieu avec la même reconnaissance que le Père ?

Quand est-ce que le Fils deviendra Père ?

Avec qui donc Dieu a- t-il conçu son Fils ?

Il y a bien des mystères dans ce bas monde.

Je dois vous avouer que j'aimerais bien entrouvrir la porte de la fin du Monde.

Juste pour voir, une fois.

Et vous ?

xavier.huon@laposte;net

Posté par Auffret à 13:47 - Poème - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Il pleut à Brest...

Coup de gueule...

Il pleut à Brest !
Brest, c'est moche !
Brest, c'est au bout du monde !

La clairvoyance de nos concitoyens nous émeut.
Venir à Brest pour le dire aux Brestois de Brest même et Brest alentours
est une bravoure extrême. (extrême ouest.)

Figurez-vous que les Brestois ne s'en étaient jamais aperçu.
Pour eux, c'est la meilleure position pour regarder le vaste monde.
Beaucoup ont choisi la mer tandis que d'autres sont sur tous les continents,
et il restera toujours assez de Brestois à Brest pour accueillir les frères voyageurs.

La ville a une âme, puisqu'elle n'a plus ses habits d'antan, et cela se voit plus qu'ailleurs.
S'il pleut, nous en sommes bien contents pour remplir cette rade magnifique
qui abrite le parapluie de tous les Français.

Notre devise est :
"Rien de tel que d'aller au bout du monde pour trouver des gens qui vont encore plus loin".

Les touristes ne s'y sont pas trompés car ils viennent nombreux.
Nos fêtes maritimes nées de Pors Beach et Douarnenez se bonifient sous notre crachin Brestois.
Plus vous serez loin et plus on viendra pour vous-même et non pour la facilité et le confort.
Il faut savoir que le crachin ne mouille pas et embellit les joues de nos jolies filles.

Ici, pas de périphérique, pas de portes, sinon celles de l'Arsenal.
Peut-être sommes-nous près de la porte du Paradis ?
Oh ! Oh ! il ne faudrait peut-être pas trop le dire !
Ici, vient qui veut et quand il veut.
Avant de nous juger, regardez-nous.
Nous aimons les visiteurs qui ont fait l'effort.
Sachez-le.

Brest/Morlaix, même combat !
Morlaix et Brest, sont les fiers défenseurs de notre mère patrie : la Bretagne.
La France n'est pas en reste si elle est gentille avec nous.
Nous ne recherchons pas à être aimés mais respectés.
Nous pensons souvent que vous nous aimez trop pour combler un vide.
Notre"plein" est à disposition.
Notre pluie aussi car elle vous offre la miotié de nos légumes français
et quelques cochons.

Ne réveillez pas le Tonnerre de Brest.
Il n'est pas là pour la la Guerre mais pour la Paix.
Notre parapluie n'est pas nucléaire, il est fait pour les jolies filles.
Elles vous attendent et nous aussi.


xavier.huon@laposte.net

Posté par Auffret à 13:39 - Poème - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

10 octobre 2005

Deuil

Cher Jean et famille,

La vie est partie et pourtant elle fût là, belle et rayonnante.

Est-ce bien la vie qui s'en est allée ou simplement un passage ?

Passage de préparation pour les êtres qui vous sont chers.

Nous ne sommes pas tous nés le même jour et pourtant

nous avons su vivre ensemble avec nos différences.

Nos parents sont nés plus tôt que nous et nos enfants, après nous.

Ainsi est la vie, que chaque instant est différent.

La vie et la mort n'arrêtent pas de se côtoyer, se querellant sans cesse.

En Bretagne, mais aussi dans le monde entier, nous aimons nos morts.

Ils sont tout près de nous, près de l'église, dans les cimetières.

Nos croix et calvaires, nos enclos paroissiaux, sont l'émouvant éloge

de ceux qui sont partis nous préparer une place.

La séparation est cruelle car nous voudrions tous dire : encore un instant.

Pourquoi cet instant et nul autre ?

Ce mystère nous échappe, croyants ou non croyants.

L'hommage matériel ne serait rien s'il n'était suivi par l'appel à la vie

que témoignent les  morts.

Ecoutez-les nous dire sans cesse : Carpe Diem, Cueille le jour*.

Le vent et même les tempêtes, s'il le faut, vous aiderons à vous en souvenir.

Courrez à la recherche des elfes et des korrigans !

Choisissez bien celui qui vous mènera à la paix intérieure à laquelle vous aspirez.

Courage, vous n'êtes pas seul, quelqu'un que vous connaissez bien, veille sur vous désormais.

Joëlle philosophait beaucoup et c'était toujours avec grand plaisir que nous discutions,

même au milieu de la rue, lorsque nos propos nous passionnaient.

Ces moments furtifs, sont des moments inoubliables.

Mes pensées sont vers vous en ce moment comme à chaque fois que j'aurais le plaisir de vous revoir.

Posté par Auffret à 18:32 - Poème - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

08 octobre 2005

On t'accompagnera si tu trouves ta route.

On t'accompagnera si tu trouves ta route.

En grimpant sur la toile des étoiles, j'ai aperçu une ronde

qui s'animait et semblait se diriger dans ma direction.

Oui, oui, j'étais concerné, me dit l'une d'elle venue en éclaireur.

Nous t'observons depuis longtemps et voici ce que nous voudrions te dire :

"On t'accompagnera si tu trouves ta route".

"Eugène Guivellic" est venu avec pour mission de te le faire savoir.

Nous, ici, nous avons tout l'espace pour nous diriger et, crois moi, il n'est pas facile

de s'y retrouver car si tu nous vois très proche de toi, nous sommes en fait à des milliers

de kilomètres les unes des autres.

Pourtant, toutes ensemble, nous avons réussi à nous tendre la main pour t'écrire ce message.

Ne regarde pas derrière toi, car des méchantes planètes agonisantes ont écrit :

"Démerde-toi et fous nous la paix".

Ce n'est même pas écrit en Français !

L'argot, tu le sais bien, c'est ce que les "grandes personnes" ne connaissent pas du tout

mais qu'elles comprennent très bien. Etrange, non ?

Alors, nous te proposons un plan qui est tout orienté sur la réussite.

Tu as la chance de bien te connaître et tes semblables te l'ont confirmé.

Tu as bien maturé comme les cancres de génie et tu as tout le savoir de la vie

que tu as si bien observée.

Rappelle-toi tes journées entières à plat ventre à comprendre la fabuleuse organisation des fourmis.

Chacun à sa place et les vaches seront bien gardées.

Maintenant, nous te proposons de rejoindre la grande chaîne humaine car ta place est bien sur terre

et non dans les étoiles.

Regarde bien, les portes que tu vois fermées, n'ont pas de clefs.

Elles n'en ont jamais eu d'ailleurs. C'est un mauvais mirage qui arrive quand toutes les idées

ne sont pas exactement dans leur place dans le cerveau.

Tu vois noir quand c'est blanc; Etrange, non ?

Si tu a des difficultés à voir que le noir peut avoir d'infinies nuances de gris, il te devient surprenant

d'aller plus loin que le bout de ton nez.

Alors, pousse la porte et tu verras que l'herbe y est grasse et abondante.

Cheval fougueux, tu as besoin de beaucoup d'espace pour donner le meilleur de toi-même.

Si tu le veux, fais-toi accompagner par ton ami le saumon qui vient bavarder avec toi, si souvent.

La rivière qui traverse ta prairie lui permet d'aller et revenir du lieu de sa naissance aux grands océans.

Il va et vient sans relâche et t'apprend toutes les nouvelles du monde.

A toi, maintenant de lui faire découvrir d'autres horizons.

S'il le faut, deviens saumon toi-même.

La mue n'est que passage et la nouvelle vie est à croquer.

Une seule précaution, tout de même, n'oublie pas ton ballon rouge.

Il sera ton fil conducteur dans les vastes prairies tout comme dans les océans.

Nos pensées t'accompagnent car nous t'aimons bien depuis le temps que nous t'observons.

Réfléchis bien. Ecoute bien. (çà, tu sais très bien faire).

Si tu regardes plus loin que nous, tu verras nos amies étoiles qui te disent leur vérité :

"Rien de tel que d'aller au bout du monde pour trouver des gens qui vont encore plus loin".

Le bout du monde, tu connais toi. (Nous, nous connaissons bien Pierre Daninos.)

N'oublie pas que ton Finistère s'appelle "Tête du Monde".

Pen ar Bed" disaient tes ancêtres.

Trouve ta route et on t'accompagnera.

Es-tu prêt ?

Décidemment, ces étoiles sont très précieuses.

Il me faut juste trouver ma bonne étoile.

Une seule et toutes les autres pour amies.

Cette "toile"n'était pas du "cinéma", je vous l'assure.

La séance n'est pas terminée, elle ne fait que commencer.

Pas d'entr'acte.

Voyons voir si la vie un est long fleuve tranquille.

Posté par Auffret à 18:05 - Poème - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

30 septembre 2005

Dessine moi un pont et tu bâtiras une ville !

                                     Plateau des Capucins à Brest.

Revenu à Brest mais trop tard pour me plonger dans le projet de rénovation

du "plateau des Capucins", je souhaite toutefois vous transmettre l'analyse

d'un Brestois parti 20 ans pour revenir avec son expérience.

Lorsqu'on a la chance de réfléchir sur un territoire de

12 hectares

en centre ville,

il s'agit de consacrer toute son énergie sur l'ensemble de la ville.

Voici ce que je souhaiterai pouvoir dire à l'Architecte :

                          "Dessine-moi un pont et tu bâtiras une ville".

Un pont est le chemin par où viendra la vie

La ville est coupée en deux ? relie-là pour que chacun se retrouve.

Nous avons l'occasion de faire un nouveau "Budapest" ainsi qu'un nouveau "Brest-litovsk".

Brest mérite bien cette réunion, la réunion des "T'its zefs" et des Yannicks.

Jusqu'aux jours de 1945, elle n'était pas si divisée que çà, puisque les 2 rives descendaient

naturellement jusqu'à

la Penfeld

qui accueillait majestueusement

la Marine

d'Etat et

la Marine

de Commerce.

Joli désordre mais toujours dans l'ordre, comme de braves "piou-pious".

Depuis, nous avons voulu tout rebâtir

6 mètres

au dessus de la ville.

Forcément,

la Penfeld

coule maintenant "jusqu'en bas", comme nous disons.

Un pont, vois-tu, Architecte, était au Moyen Age, l'œuvre du Pontife,

car c'est l'art de relier les hommes.

Cà, tu le sais bien mais peu de nous.

Nous admirons toujours ces ponts qui supportent le poids des ans, des charges bien supérieures

et des crues bien plus torrentielles qu'en leur époque.

Cher Architecte, nous te susurrons une parole de Napoléon au soir d'Austerlitz :

"Pour fêter cette victoire, nous bâtirons un pont à Paris" ! 

Ce pont est toujours là, fort beau et fort utile. Paris en avait bien besoin.

Cher architecte, nous aimons dire comme le grand "César" :

"César fecit pontem" car nous avons des idées, tellement d'idées que nous sommes

un peu embarrassés nous-mêmes.

Nous avons envie de te laisser "toute liberté" pour que tu puisses magnifier ton talent.

Nous irions même à taire nos querelles, nos souvenirs et nos tracasseries administratives.

Toi, tes idées, ta planche à dessin viendront arpenter notre histoire mais surtout

notre vie actuelle et future

Nous ne demandons pas plus mais pas moins non plus.

Aie bien plus d'ambitions que nous.

Nous, nous avons reconstruit notre ville comme nous avons pu, pas comme nous l'aurions voulu.

Maintenant c'est ton tour.

Dessine-moi un pont et tu bâtiras une ville.

Ce pont, dessine-le tournant, levant, à bascule, habité,….comme tu le sens.

Fais-le large pour que tous y prennent plaisir à le prendre et le reprendre.

Tu verras qu'arrivé sur l'autre rive, le projet des

12 hectares

sera imprimé dans ta mémoire.

Juste un accouchement sans douleur.

Ne regarde pas à la dépense. Fais-nous rêver car c'est pour nos enfants et petits enfants

que nous travaillons.

Nous aimerions qu'ils puissent être fiers de nous, longtemps.

Ici, vois-tu, nous n'avons pas les moyens d'acheter bon marché.

Cela fait sourire, souvent, mais nous savons ce que cela veut dire.

Nous préférons être généreux que pingre car on en a plus pour son argent.

Quand c'est pour une bonne cause, pour un projet qui nous tient à cœur, nous aimons

ouvrir nos tiroirs, nos armoires et nos coeurs.

Cent fois sur le métier, remets ton ouvrage.

Nous te proposons un pont et nous t'offrirons

12 hectares

vierges en retour.

Ne regarde pas ce qui existe, mets-nous en appétit du futur.

Tu n'auras que

la Terre

, le Ciel et tes Matériaux pour limite.

Il est toujours temps pour la créativité.

S'il le faut, nous t'aiderons.

Saches que ton pont, je sens que nous l'aimons déjà.

Mon ami Snoopy dit souvent : "de la réflexion naît l'action".

Veux-tu bien être la réflexion ?

L'action, ici, nous aimons bien.

Nous savons tous que nul n'est prophète dans son pays, alors, tu es le bienvenu.

Si tu fais bien ton pont, j'aurai plaisir à venir te voir dans "ta" ville qui sera alors la notre.

J'ai hâte.

Dors bien, cher architecte pour que tes idées soient belles.

Un Brestois qui aime sa ville et les ponts.

xavier.huon@laposte.net

Posté par Auffret à 17:11 - Poème - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



« Accueil  1  2   Page suivante »