04 avril 2008
Les oiseaux.
Un oiseau est une espérance de vie.
Les oiseaux de ce printemps comme de tous les autres,
m'enchantent à chaque fois que j'entends ces sons mélodieux.
D'aucuns me disent qu'ils balisent leur territoire et qu'ils le défendent bien.
Soit, s'il faut en passer ainsi, mais que diriez-vous que les hommes en fassent autant ?
Toutes ces guerres incessantes ne pourraient-elles produire que des musiques
sans cesse renouvelées ?
Certes, nous avons besoin de ces guerres pour nous prouver nos forces et nos raisons.
Mais en chansons et sifflements mélodieux, tout ceci ne serait-il pas plus charmant ?
Pour sauver notre pauvre petite humanité de notre si petite planète, sifflotons tous !
Si vous ne savez pas comment, écoutez les oiseaux qui vous entourent.
Eux seuls, savent faire la guerre en sifflotant.
Connaissez-vous d'ailleurs un peintre en bâtiment qui ne sifflote pas ?
Peintre en bâtiment, c'est un bon métier !
Pensez-y, ce printemps, les oiseaux sont les seuls à n'avoir pas changé l'heure d'été.
Ils ont au moins une heure d'avance sur vous qui ne voulez pas écouter la nature.
Et faîtes bien attention que ces oiseaux n'écoutent le grand maître Alfred Hickok !
Un petit sifflement pour commencer la journée, ne serait-ce pas charmant ?
22 octobre 2007
La lune à travers les arbres.
Lune, je te vois, même au travers de mes arbres.
Que fais-tu donc dans mes arbres ?
Pourrais-tu les laisser en paix ?
Leurs efforts pour te laisser passer m'époustoufle.
Vois-tu, lune adorée, je t'aime bien, mais mes arbres
encore plus.
Fiers, vigoureux et charmants, ils habitent ma fierté d'homme.
Te voir à travers eux me trouble.
Mes arbres sont en concurrence avec toi et pourtant
ils acceptent que je te vois.
Ils sont majestueux et respectueux.
Pourtant, lune, j'aurais aimé te voir pleine et entière.
Aujourd'hui, tu te cache un peu.
Demain, je te souhaite d'être pleine et entière.
Demain, dis-tu, tu seras pleine lune ?
Seras-tu donc au-dessus de mes arbres ?
Auprès de mes arbres, je t'attends.
18 septembre 2007
Quand mon père riait…
nous nous sentions tous sous sa protection.
Rien ne pouvait nous arriver qui ne soit décidé par mon père.
Sa décontraction montrait que les tâches étaient accomplies
et que la vie de détente pouvait commencer.
Nos rires se mêlant au sien, la soirée sera douce et animée.
Un rire et toute la maisonnée voyait le monde d'un air serein.
Oubliés les soucis de l'école, les bagarres avec les copains.
Le bonheur à l'état pur, une vraie merveille de mon père.
Et mon père riait souvent…
06 septembre 2007
Le bruit.
Le bruit n'est finalement que du silence en préparation. Le bruit fatigue et se fatigue lui-même. Vers 3/4 heures du matin, il n'en peut plus et se repose en silence. Avec le train et l'avion, nous aimons faire du bruit à heures fixes tandis que les automobilistes aiment le bruit individuel et permanent. Regardez-les aller et venir aux endroits où ils devraient être et où ils ne sont pas ! Le silence du bruit n'a guère de rendez-vous sur l'asphalte alors que la sono du voisin du dessus est bien programmée pour fonctionner toute une vie mais s'arrêtera tôt ou tard. Le bruit a besoin du silence pour exister car sinon qui saurait reconnaître le bruit ? Finalement, la meilleure définition du bruit est bien celle-ci : "Un son est un silence qui se réveille et qui fait du bruit en se levant". Un son est donc un silence en rupture de stock. Mon tambour est bien silencieux en haut de l'armoire, mais s'il se réveille, je serai bien obligé de me lever comme tous les matins à . Après, le tambour frappe tout doucement et sans bruit, tandis que je vais au travail en silence. Pourrait-on vivre sans le bruit des vagues, des arbres de la forêt, du meuglement des vaches ? Aimons donc le bruit puisqu'il est le relief de nos sens.
21 juillet 2007
Un distributeur d'oubli.
"Faire rire, c'est faire oublier.
Quel bienfaiteur sur la Terre,
qu'un distributeur d'oubli" !
Victor Hugo. (Extrait de l'Homme qui rit, suivi de La Vache qui rit.)
Faire sérieux, c'est s'entourer d'un auteur célèbre,
l'attention sera toujours au rendez-vous.
En cas d'oubli d'auteur, prenez Confucius, çà marche toujours.
Rire est ma préoccupation première, parfois, souvent, toujours.
Ai-je donc vécu auprès de distributeurs d'oubli ?
Ai-je actionné la grande machine à distribuer l'oubli ?
Rire étant le propre de l'homme, disait aussi Rabelais,
fabriquons donc vite de grands distributeurs automatiques d'oubli.
Remboursés par la Sécurité Sociale, l'oubli remplacera l'aspirine.
Un grand Ministère du rire doté de milliers de distributeurs d'oubli.
Les péages d'autoroute, les parcmètres seront donc vite oubliés
car ils nous ont trop fait rire.
Rions donc pour sombrer dans l'oubli, mais n'oublions jamais de rire.
19 juillet 2007
Douceur de l'air.
Douceur de l'air caressant la peau
Calme infini de cette île déserte à souhaits
Rêverie monumentale sous la palmeraie
Emerveillement de se savoir enfin si beau.
Solitude, tu es mon amie du jour et de la nuit
Exister par soi-même, le bonheur exquis d'être nu
Nul regard à l'horizon sinon le soleil qui apparut
Enfin seul et pas même une goutte de pluie.
Le corps en parfaite harmonie avec mes idées
Grandir en s'étirant sur le sable chaud
Ne pas bouger, même pour une tranche de gâteau
Se dire une fois que les autres n'ont jamais existés.
12 juillet 2007
Mer, terreur et fascination.
Sortie d'un nouvelle intitulée "Mer, terreur et fascination"
aux éditions www.mille-poetes.com
http://www.millepoetes.com/index.php?cPath=33&osCsid=ea1abcf4f8cfe3acf3a1d439d46314d0
Mer__terreur_et_fascination__Pr_face
Mer, terreur et fascination.
Résumé :
Un saumon atlantique juste né, découvre avec émerveillement la rade de Brest,
lieu de sa naissance. Particulièrement audacieux, ce jeune poisson se hasarde
à explorer les alentours, apprenant les us et coutumes de la mer, souvent fascinante
et parfois terrifiante.
Vient ensuite le temps où, mu par sa fougue, ce saumon se lance dans le grand voyage :
celui qui devra le mener jusqu'en Amérique. Véritable épreuve initiatique, ce périple
sera pour lui l'occasion de braver quelques dangers, et de faire de surprenantes rencontres
(de morses, au navigateur en difficulté, en passant par de charmantes truites saumonées.)
Une fois parvenu en rade de New York, notre héros à écailles n'aura plus qu'à s'en revenir
dans sa Bretagne natale, fort de son nouveau statut de baroudeur des océans.
Commentaire :
"Mer, terreur et fascination" se propose de nous faire partager une partie de l'existence de ces
grands voyageurs que sont les saumons
. Le Saumon (qui n'a d'autre nom que celui de ses semblables), nous expose son point de vue
forcément décalé sur la mer et les rapports qu'elle entretient avec les hommes.
Ainsi le périple atlantique du saumon devient le prétexte à de nombreuses
réflexions concernant des sujets variés. Le Saumon s'inquiète de l'Europe et de ses quotas
de pèche, mais aussi de l'environnement, et du sort des terroristes aux Etats Unis…
De plus, le Saumon n'hésite pas à faire vibrer sa corde poétique en nous offrant quelques
poèmes tendrement drôles.
Le Saumon devient un héros attachant, qui, sous des dehors loufoques, ne se prête pas moins
à la réflexion.
29 juin 2007
La maison en bois.
Il habitait une maison en bois, toute en bois, du sol au plafond.
Au milieu de la maison poussait un arbre, grand et magnifique,
auréolé de tous les oiseaux environnants.
Le matin, il montait en haut de son arbre pour tout connaître
des humeurs et des caprices du temps. Parfois, il pouvait presque
toucher la ouate voluptueuse des nuages.
Sa maison, il l'avait façonnée de ses mains, depuis les arbres abattus,
jusqu'aux poutres et planches bien arrimées.
Aujourd'hui, il ne voulait plus couper d'arbres et son métier de bûcheron
s'arrêtait là, auprès de l'arbre qu'il voulait conserver à tout jamais.
Il en serait maintenant le "sauveur" et pour être sûr que personne
ne l'abatte, il l'avait mis au milieu de sa maison.
Maintenant, jaloux de son arbre, il décida de partir avec lui sur tous les océans.
Il avait bien fait les choses car sa maison était dorénavant un fier bateau.
Il n'avait pas trouvé meilleur refuge que la mer pour le cacher.
Si au lointain vous apercevez un arbre naviguant au milieu de l'océan, ayez une pensée
émue car il servira de témoin pour les générations futures.
Elles diront peut-être un jour : Ah !, c'était donc comme cela, un arbre !
Avec les graines de l'arbre, il comptait bien constituer une petite forêt sur son bateau,
qu'il irait présenter çà et là parmi les vastes océans.
Son plaisir immense était de rencontrer tous les arbres sauvés sur les îles, les saluer
et leur dire qu'un jour, ils repeupleront la Terre.
Les îles, ne sont-elles pas les enfants de la Terre ?
Le bateau avait bien été construit pour revenir et offrir les précieuses semences à travers
tous les estuaires accueillants. Les marins sont bien des terriens, n'est-ce pas ?
Les forêts reconstituées, il pouvait à son tour partir pour le grand voyage.
Il avait été bûcheron, oui, mais aimait plus que tout, ses arbres.
26 juin 2007
Toi !
Tu es toi et je me vois dans toi.
Tu es toi et je suis moi-même toi.
Tu es un toi fusionnel car toi et moi, nous sommes toi.
Je te regarde dormir, toi le moi de toi.
Je te regarde rire et, toi et moi, rions ensemble de toi.
Je te regarde et je suis vraiment dans toi, avec moi et toi.
Si toi devenait moi, ou irai-je chercher le moi de toi ?
Tu es toi, je suis toi dans toi et moi, mon cœur est ouvert pour toi.
Je ne vois que toi et c'est pour toi que je suis si heureux, vraiment pour toi.
23 juin 2007
"On met un point dans une phrase quand on en a marre". *
Le point soulage.
Revanche du fini sur l'infini qui nous envahit de ses lianes traîtresses.
Pour jouer, m'amuser, manger, dormir, je mets un point, parfois un point virgule.
Sauvé par le point et non le gong.
Un point, c'est tout, et la liberté est à portée de main.
Les lecteurs vous remercieront de phrases courtes et musclées.
Ils vous sentiront libre et vous décerneront le point d'exclamation d'honneur !
Seuls quelques sceptiques, genre "professeurs" gesticuleront
en un gros point d'interrogation moqueur.
Il faut sauver le soldat "point" et lui rendre tous les honneurs, sur le champ.
Point salvateur, j'en ai un peu marre et je t'invite à ta place.
Même avec trois points, c'est encore toi, je te reconnaîtrai toujours.
Viens vite, cher point, je n'ai plus le temps de travailler, il faut que je m'amuse.
* Cancre inconnu qui mérite d'être connu.