17 avril 2008
Ma belle tirelire.
Avant de devenir pauvre, ma tirelire a toujours été riche. Toutes mes pièces secrètes y étaient nichées pour une certaine éternité. Le poids de mes pièces valait bien le poids des mots des autres. Ma toute première tirelire n'est plus, écrasée par le poids du gros marteau, trouvé dans l'atelier de mon père. Je n'avais pas besoin des pièces, mais de pouvoir compter mes rêves accumulés qui s'entassaient, sans nombre. J'étais plutôt fier de ma découverte, mais bien embarrassé des morceaux épars. C'était l'heureux temps où, avec un marteau, je pouvais conquérir le monde. Aujourd'hui, tout part par le trou du bas, ce bouchon en caoutchouc qui met en rogne et en grogne le marteau et mon angoisse de casser ma tirelire. Mes rêves sont en toi, petit cochon rose, et il ne faut pas que pour un simple changement de franc en euro, je les écrabouille pour aller voir le banquier. Une tirelire, se doit d'être en porcelaine, et dotée d'un seul passage magique. Ma pièce économisée passera par là, puis par le marteau. C'est ainsi que je construis mes rêves. Fuyez donc ces tirelires qui fuient le temps et les rêves avec leur caoutchouc ! Pour construire une jeunesse, retrouvons nos tirelires d'antan ! La jeunesse est le temps des anciens qui ont su si bien être jeunes. Redonnez-nous une tirelire, façon cochon rose, en porcelaine, et nous allons reconquérir le monde.
09 avril 2008
Ô l'impie !
La planète se met à frétiller tous les 4 ans, permettant aux nations de se confronter sans armes. Qu'il est difficile de les laisser aux vestiaires !
Les mots "politique" et "athlète" n'ont pas les mêmes racines.
La flamme olympique, cette impie nouvelle, vacille de villes en capitales, rencontrant le vent de la tempête.
Les braises se dispersent à travers la campagne (politique) donnant naissance à des feux-follets, puis aux lutins.
"Je" m'amuse en pensant regarder ces jeux, dit le soleil.
La lune pareillement, pensant veiller sur le repos des athlètes.
Sont-ce les gouvernants de la planète qui seront sur la piste du stade olympique ?
Auraient-ils oublié leur arène réservée : l'ONU ? Quelques courses dans les escaliers permettraient de départager les beaux parleurs.
Aurait-on tant parlé de la Chine et du Tibet si ces jeux s'étaient déroulés à Paris, comme tant espérés ?
N'y aurait-il qu'en Chine et au Tibet que les droits de l'homme soient bafoués ?
Faut-il être "à la mode" pour voir sa cause soutenue ?
Moscou en 1980, était-elle une capitale modèle de vertu ?
Il serait préférable de relire les principes anciens et modernes des jeux olympiques. Juste une relecture, Messieurs les politiques.
La flamme ne veut plus être l'impie des jeux.
Celle-ci ne sert qu'à éclairer le chemin de tous les athlètes.
Eux seuls sont à l'honneur. Place au sport et aux sportifs.
Ne mérite-t-on pas une trêve tous les 4 ans ?
04 avril 2008
Les oiseaux.
Un oiseau est une espérance de vie.
Les oiseaux de ce printemps comme de tous les autres,
m'enchantent à chaque fois que j'entends ces sons mélodieux.
D'aucuns me disent qu'ils balisent leur territoire et qu'ils le défendent bien.
Soit, s'il faut en passer ainsi, mais que diriez-vous que les hommes en fassent autant ?
Toutes ces guerres incessantes ne pourraient-elles produire que des musiques
sans cesse renouvelées ?
Certes, nous avons besoin de ces guerres pour nous prouver nos forces et nos raisons.
Mais en chansons et sifflements mélodieux, tout ceci ne serait-il pas plus charmant ?
Pour sauver notre pauvre petite humanité de notre si petite planète, sifflotons tous !
Si vous ne savez pas comment, écoutez les oiseaux qui vous entourent.
Eux seuls, savent faire la guerre en sifflotant.
Connaissez-vous d'ailleurs un peintre en bâtiment qui ne sifflote pas ?
Peintre en bâtiment, c'est un bon métier !
Pensez-y, ce printemps, les oiseaux sont les seuls à n'avoir pas changé l'heure d'été.
Ils ont au moins une heure d'avance sur vous qui ne voulez pas écouter la nature.
Et faîtes bien attention que ces oiseaux n'écoutent le grand maître Alfred Hickok !
Un petit sifflement pour commencer la journée, ne serait-ce pas charmant ?